Extraits de presse

Le loup sort du bois

Saint-Louis - La poupée du loup au salon des 40

Le groupe a offert une très belle prestation. photo dna - Isabelle Lebouc

Samedi soir, après le vernissage de l’exposition et le temps d’un set, Saint-Louis met à la disposition de ce groupe, aux influences diverses et variées, un bien bel écrin. En compagnie des Ludoviciens, les sept musiciens fêtent la sortie de leur nouvel album intitulé Toutes les morsures. Et sur scène, ils sont tout bonnement extraordinaires. Il n’est pourtant pas aisé de jouer devant un public en train de festoyer. Malgré cela, Valère Kaletka, chanteur et guitariste, illumine la soirée avec l’aide de ses complices multi-instrumentistes et, ensemble, ils révèlent les morceaux de leur dernier opus, tout en crocs et poésie.

Avec les crocs !

Ferrette - Le bœuf sur le toit

Avec la Poupée du Loup et Bagfed, c’est à une soirée musicale haut de gamme qu’invitait l’autre soir l’école de musique de Ferrette, Le Bœuf sur le Toit. La « nouvelle » Halle-aux-Blés, fraîchement rénovée, a été inaugurée comme il se doit.

Ah, ces fameux « rapports humains ». Beaucoup d’adeptes de chansons à texte, « la nouvelle scène française » comme on dit, s’y sont essayés. Et ils ont été nombreux à s’y égarer. Mettre des mots, des notes, sur des sentiments : un exercice délicat, que les cinq gaillards de La Poupée du Loup ont réussi à dompter à la perfection.

« Quarentenaires » rugissants

Les textes sont forts, malins, réfléchis. Les silhouettes sont attentives, les poils se hérissent sur les avants-bras, les yeux bien ouverts pour ne pas en perdre une miette. Tant d’exemples qui témoignent à leur manière de l’implication du public. Un exemple avec L’Autre , sujet dérangeant mais Ô combien actuel, que celui d’un père qui se voit retirer la garde de son enfant. Un thème piquant, mais traité de manière pudique et sentie, qui renvoie le chanteur Valère Kaletka dans les cordes (au sens propre, comme au figuré), simplement accompagné sur scène d’une basse et d’une discrète mandoline.

Heureusement, il est des thèmes plus légers dans le répertoire de ces «&nsp;quarantenaires » rugissants. Et là non plus, La Poupée ne triche pas. Alors, l’accordéon, et surtout la mandoline du local de l’étape, Mathieu Lavarenne, retrouvent leur place sur le devant de la scène. Les influences (folk, rock, musiques du monde…) sont nombreuses, les tentatives de classification dans tel ou tel genre musical se révèlent infructueuses. Et c’est tant mieux, car l’essentiel est ailleurs.

Le public s’y amuse, participe au spectacle en tapant des mains et en reprenant les refrains les plus accrocheurs. La dernière chanson du concert est l’occasion pour les musiciens de partager avec générosité les ultimes bribes d’énergie qu’il leur reste au fond du ventre. La complicité et le bonheur dont ils font preuve une fois sur scène rendent ces « quadras » fatalement attachants.

« Des protections auditives sont disponibles à la caisse »

Changement de registre pour Bagfed, le second groupe de la soirée. D’entrée de jeu, le chanteur Sébastien Dubail annonce la couleur. « Des protections auditives sont disponibles à la caisse. Si tout à l’heure vous pensiez qu’il s’agissait de bonbons, je vous laisse 30 secondes pour vous rattraper. » Autant dire que les décibels ont clairement augmenté en l’espace de quelques minutes. Les cinq musiciens, adeptes de rock californien « à l’ancienne », n’arborent pourtant ni tatouage au biceps, ni cheveux au vent.

Chemise blanche aux manches retroussées, blue-jeans et barbe balbutiante : pas d’artifices, les musiciens de Bagfed ne renient pas ce style de Monsieur-tout-le-monde, que l’on croise dans la rue ou dans les rayons de supermarchés. Pour la passion, c’est tout autre chose. Celle-ci est là, bien présente en eux, et elle se traduit dans leur musique plutôt que dans un costume de rock-star. Et de toute façon, ils la mouillent, la chemise !

Sur scène, les compositions personnelles, issues du rock progressif, du blues voire même du funk, s’enchaînent avec entrain. On passe sans prévenir d’un morceau lourd qui dénonce le pouvoir de l’oligarchie financière ( Throw it away ) à des rythmes plus légers, tel Jamme & Sonne , et son refrain funky. Des reprises aussi, lorsque ces fans de Toto reprennent à l’envi des tubes de Pink Floyd ou de Deep Purple. D’abord surpris par un tel changement de ton, le public venu d’abord pour La Poupée du Loup, se laisse prendre au jeu et goûte à la prestation des artistes jusque tard dans la nuit…

La Poupée a les crocs

Après plusieurs années à le brosser, le groupe haut-rhinois La Poupée du Loup a sorti du bois son deuxième disque Toutes Les morsures à l’occasion d’un concert inaugural à l’Espace 110 d’Illzach. Rolk, folk et élégant, avec en prime, les bondissants Tout Allant Vers.

Belle soirée que celle proposée récemment à l’Espace 110 d’Illzach où le groupe la Poupée du Loup est donc ressortie de sa tanière avec un opus flambant neuf. Après un premier de très bonne facture réalisé en 2005 avec la complicité du groupe le Pouce étiré, la Poupée avait arpenté les scènes, s’était confrontée à d’autres registres, d’autres exercices, quitte à accompagner des spectacles de théâtre ou de poésie pour plusieurs de ses membres.

Surtout, ce quintet mené par Valère Kaletka a profité de cet intervalle pour coucher sur le papier ses inspirations diverses, toutes cependant marquées par « les morsures de la vie » aux dires du guitariste-chanteur. Toutes les morsures donc, fussent-elles douloureuses, dramatiques ou lutines. Cela donne un album séduisant, multiple et riche d’influences rythmiques et mélodiques puisées aux quatre coins du monde. Pourquoi s’en étonner au demeurant puisque chaque musicien de la Poupée est multi-instrumentiste, au point, c’est une performance, de voir le batteur Nicolas Jarrige s’emparer avec bonheur d’une flûte traversière ou un Mathieu Lavarenne naviguer entre luth, mandoline, derbouka et autres. Et s’il n’y a plus assez de doigts, Christophe Kessler et Jacques Saly, complices talentueux s’il en est, les rejoignent alors pour donner du bugle ou du duduk arménien.

Leur prestation fut un spectacle en soi, ces garçons profitant de l’occasion pour enrober de légèreté leur programme, sans bien sûr faire l’impasse sur la matière première : la musique. Arrangements délicats, chansons incarnées ou le verbe a son poids et son sens, la Poupée du Loup a de l’esprit et du corps. A priori, elle n’a pas fini de rôder !

Eux aussi ils ne manquent pas de souffle, ces jeunes gens de Tout Allant Vers qui ont, à l’invitation de l’Espace 110, opportunément ouvert les festivités. Existant depuis quatre ans dans sa configuration actuelle, cette formation mulhousienne apprécie particulièrement les rythmes syncopés et péchus, entre musette et valse tzigane, n’étant pas sans évoquer aussi la Mano Negra, la rue Kétanou et les Hurlements de Léo. Mais si l’humour voire une certaine frivolité se glisse régulièrement dans ses compositions, Tout Allant Vers, qui s’est offert un premier disque éponyme, évolue avec un air faussement pas sérieux. Et lorsqu’elles plantent le décor et l’ambiance, les paroles de Vincent Schuller n’oublient pas d’avoir de la profondeur. Tant mieux.

À noter que la Poupée du Loup est à la Zone 23, complexe nocturne le Phare à Altkirch, le 25 octobre à 22 h, avec l’excellent one bluesman Dirty Deep en première partie.

La Poupée du Loup à l’Espace 110

À pleines dents

Mêlant élégamment folk, rock et chanson française, le groupe haut-rhinois la Poupée du Loup ressort de sa tanière avec son nouvel album Toutes les morsures. Présenté à Illzach en primeur ce samedi, il se laisse dévorer.

Il en va de la musique comme de la gastronomie : les mets les plus intéressants résultent des combinaisons de saveurs. Ce n’est sans doute pas un hasard d’ailleurs si le premier album de la Poupée du Loup, sorti en 2005, s’appelait Le rituel mélange , l’alliance étant d’autant plus subtile que ce disque avait été réalisé avec la complicité du groupe Le Pouce étiré.

La grande Histoire s’invite dans les textes

Arpentant avec allégresse un riche répertoire consistant en musique trad et folk à travers des reprises inventives et des compositions équilibrées, Le rituel mélange se trouve enfin un successeur dans Toutes les morsures. Seule sur les sillons cette fois, la Poupée du loup s’aventure dans une forêt un peu différente, moins trad mais encore très folk, plus rock encore, recueillant sur les écorces toute la matière d’une bonne chanson française. Avec du texte, qui s’écoute et s’apprécie à l’aune de sa qualité littéraire -quitte à y inviter la grande Histoire-, principalement signée Valère Kaletka. Également chanteur et guitariste, celui-ci évolue dans une meute qu’il connaît parfaitement, à savoir Stéphane Fuhrer (basse), Nicolas Jarrige (batterie, percussions, chœurs), Mathieu Lavarenne (mandoline, mandoloncelle, flûtes, percussions) et Thomas Lavarenne (accordéon diatonique), plusieurs de ces musiciens ayant en outre l’habitude de donner la bande-son des spectacles d’été des Mattagumber de Mooslargue, dans le Sundgau. À l’occasion, ce solide quintet s’accompagne par ailleurs de Christophe Kessler (bugle, trompette) et Jacques Saly (cymbalum, duduk), qui répondront présents à Illzach ce samedi.

Cultivant son âme vagabonde, et pas seulement parce qu’elle est allée jouer ici et là (Printemps des Bretelles, Molodoï, Summerlied, Celtiwelche…), la Poupée du Loup la libère surtout dans ses partitions où sont imprimés reggae balkanique, tango des steppes, jazz sautillant aux accents manouches, java mélancolique, bossa légère, an-dro, inspiration mariachi ou tarentelle. Copieux, ce plat se déguste cependant sans lourdeur, étant préparé sans ostentation mais avec le simple plaisir d’avoir laissé mijoter un temps certain.

Prochainement dans les bacs, Toutes les morsures montrera en attendant ses crocs sur la scène de l’Espace 110 d’Illzach. Et la Poupée devrait y tenir ses promesses.

"Faisant parfois penser au groupe Louise Attaque quand il se fait plus rock, le groupe JK2L (ancien nom de La Poupée du Loup) s’est donné au maximum pour captiver le public colmarien”

- L’Alsace du 27/10/2003

“En plus d’une maîtrise assurée de leurs instruments et de leur répertoire, l’enthousiasme et la complicité qui animent La Poupée du Loup en font des musiciens réellement attachants”

- L’Alsace du 15/08/2003

"Ce fut un moment fort partagé entre un public réceptif et des musiciens chaleureux et passionnés”

- DNA du 22/08/2003

"Die Gefeierten Newcomer aus dem Elsass"

- Erlanger Tanzhaus, avril 2004

La Poupée du Loup cultive deux casquettes : la première facette dédiée au bal-folk, la seconde à un répertoire de concert axé folk-rock chanson française. Dans un cas comme dans l’autre, le groupe se singularise par une énergie communicative et de multiples influences musicales (rock, jazz, orientale).

Loading ...